La vie des marques
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Bataille de chiffres sur l'évolution des prix des produits alimentaires - Gamme


Avec Nestlé Noir en 1985, Ia marque est la première à commercialiser un chocolat noir de dégustation sur Ie marché français. La même année, Ie slogan Nestlé, c'est fort en chocolat entend positionner la marque sur Ie segment des produits de qualité. Au nombre des autres innovations, citons Eclat Noir en 1995, premier chocolat avec des éclats de fèves de cacao, Nestlé Grands Chocolats (29) et les tablettes fourrées (Onouga, etc.). Signe de l'évolution vers le haut de gamme: l'emballage papier cède la place à l'étui carton ! Depuis 1999, Nestlé propose Les Terroirs (chocolat de dégustation), une gamme de quatre plaquettes de chocolat, trois noir et une au lait, composées de fèves provenant de terroirs différents, Amérique du sud, Afrique et Asie: le chocolat noir Barlovento (Venezuela), Gagnoa (Côte d'Ivoire), Sumatera (Indonésie). Dernière innovation Nestlé : les bâtonnets lancés en octobre 2000 répondent au nomadisme des consommateurs. Et pour ceux qui le souhaitent liquide, Nestlé propose la poudre chocolatée Nestlé Le Chocolat dont la communication affirme : Si léger, si soyeux… votre envie de chocolat ne va pas raccourcir.

1947: Nestlé rachète Maggi (19). Les termes Anglo-Swiss Condensed Milk Co. disparaissent de la raison sociale pour Nestlé Alimentana SA. Et ce n'est qu'en 1977 que le groupe suisse opte pour Nest]é SA. En France, son deuxième marché après les Etats-Unis, la société, dénommée depuis 1945, Sopad (Société des produits alimentaires et diététiques) prendra le nom de Nestlé France en 1993. Entre ces deux dates, la marque Nestlé va progressivement enrichir son territoire, ajoutant aux laits pour enfants et au chocolat, d'autres produits (baby foods, céréales, produits laitiers, etc.) avec, toujours pour règle d'or : la nutrition et le plaisir. Cette évolution de la marque se fait l'écho d'une révolution, celle des Trente Glorieuses, marquées, entre autres, par l'augmentation spectaculaire du pouvoir d'achat, la croissance démographique, la révolution commerciale, le passage de l'économie de la demande à celle de l'offre et l'urbanisation. Autant de facteurs qui ne sont pas sans incidence sur les attentes des consommateurs et sur l'évolution des produits Nestlé.

Au début du XXème, Nestlé s'est acquis une réputation dans le domaine des produits alimentaires infantiles. La marque ajoute, en 1904, une autre dimension : celle de la gourmandise avec le chocolat. Deux chocolatiers suisses, Daniel Peter (de Vevey), voisin d'Henri Nestlé et créateur en 1875 du premier chocolat au lait (Gala) à base de lait condensé provenant de la société de Cham et Jean- Jacques Kohler (de Lausanne), associés depuis 1904, au sein de la Société Générale Suisse de Chocolats Peter et Kohler Réunis, fabriquent, pour le compte de Nestlé, du chocolat au lait à la marque Nestlé (11). Actionnaire de la société, Nestlé commercialise alors les marques Peter, Kohler et Nestlé.

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Un industriel conscient que le chocolat ne peut avoir un avenir commercial que s'il devient un produit de consommation quotidien et de masse et non plus seulement réservé à l'aristocratie et à la bourgeoisie. A ce nouveau marché doit correspondre un changement quant à l'utilisation du chocolat : produit de santé , il doit devenir un produit gourmand. Or, seule, la machine peut garantir une qualité constante et optimale. Enfant d'une famille pauvre, longtemps astreint à la frugalité, Victor Auguste Poulain souhaitait que tous les enfants puissent consommer du chocolat. C'est cela l'âme de la marque , explique Marc Baraban. Ses cibles seront donc la famille et les enfants. Et c'est dans la maison Natale du célèbre prestidigitateur, Jean Eugène Robert-Houdin, le père de la magie moderne que Victor Auguste Poulain, autre magicien, fabrique ses premiers chocolats. Tryptique qui fonde la réussite de la marque : industrialiser pour réduire les coûts et donc les prix, fabriquer des produits de qualité et les faire connaître par la réclame. Alors que ses concurrents limitent leur offre à un chocolat à cuire et à fondre, parfois aromatisé de vanille, Poulain propose une gamme très large fondée sur une qualité constante. Un premier brevet pour une préparation au chocolat est déposé en 1852.

Autant d'innovations commerciales au service d'une politique de créations remarquables sur le plan des produits. Les successeurs de Victor Auguste Poulain vont révolutionner le marché avec le Pulvérisé et la tablette familiale Noir Extra. Ces deux produits sont, en 1998, toujours les produits piliers de Poulain. Le Pulvérisé, baptisé Grand Arôme en 1986, est en 1998 le numéro deux du marché et la tablette Noir Extra, premier chocolat noir consommé en France et troisième référence toute catégorie confondue après Milka et Kinder et devant Nestlé dessert , résume Marc Baraban. Retour en 1894, quand l 'acquisition d'un brevet pour fabriquer du cacao soluble permet de lancer, en 1896, un chocolat granulé naturel pour déjeuners à la minute, soluble instantanément dans tout liquide bouillant (6). L'offre s'enrichit en 1903 avec le Nectar cacao, poudre compacté présentée sous forme de briquette - un paquet de cinq étuis pour une consommation individualisée, déjà ! - et en juin 1908 avec le Pulvérisé Poulain Orange (7). Deuxième grande révolution du marché avant la Seconde Guerre mondiale : avec Noir Extra, la tablette de chocolat abandonne la forme des bâtons pour celle des carrés. Aujourd'hui, Poulain est la seule marque à être présente sur le marché du pulvérisé et celui des tablettes.

Les linéaires des grandes surfaces accueilleront ainsi les innovations de la marque. Stim, le super instantané que l'on peut voir sur les écrans de la télévision en 1969, Lacta noisettes en 1974, Super Rocher en 1979, le chocolat au riz Crocmy en 1981, le chocolat blanc Crocmoi en 1982, Poulain Patissier en 1981, la crème à tartiner Poulina en 1984 (devenue Poulain éclats noisettes en 1997). Avec Super Poulain, la société lance en 1986 la première poudre vitaminée (vitamines C, B6, B2, B1). Autant d'innovations qui attestent que la cible prioritaire de la marque reste celle des enfants. Mais elle laisse la concurrence (Lindt, Côte d'Or, Milka, Nestlé et ses chocolats dégustation en 1986, Kinder) occuper progressivement un territoire qui fut le sien à ses origines : le statut de chocolatier. Parallèlement, les marques distributeurs envahissent le segment traditionnel de Poulain: le chocolat noir. Durant les années 80, il n'y a plus de réelle vision de la marque Poulain qui bénéficie pourtant de la première notoriété du marché et un très bon positionnement prix, Poulain reste associé à son image de petit cheval, à la tablette jaune , explique Marc Baraban.

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Longtemps seul sur son marché, Menier va devoir affronter la concurrence -surtout étrangère-, ce dès le début du siècle. Elle a pour noms Van Houten, Kohler, Lindt, Nestlé. Détentrice de plus de 50% du marché en 1900 avec un seul produit (le chocolat des ménages), la Maison étoffe sa gamme : confiserie fantaisie (croquettes, 1903), confiserie de luxe (Bagatelles, 1910), chocolat au lait (1906), fondants au lait (Lugano, 1913). De fait, le goût du consommateur évolue et fait le succès du chocolat au lait suisse.

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Bataille de chiffres sur l'évolution des prix des produits alimentaires. La Tribune 4 mars 2008.

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(1) La légende raconte que la vocation de Philippe Suchard serait née quand, âgé de 10 ans, on l'envoya acheter, chez le pharmacien du chocolat pour sa mère malade. Il s'établit, en 1925, comme confiseur à Neuchâtel et construisit une usine au bord de la Serrière ou il trouva la force motrice indispensable. Production journalière : 28kg de chocolat. Son ambition : fabriquer le meilleur chocolat au prix le plus abordable grâce à la mécanisation.

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C'est ainsi que l'article 47 vient désormais définir le prix d'achat effectif, comme étant le prix unitaire net figurant sur la facture d'achat majoré des taxes sur le chiffre d'affaires, des taxes spécifiques afférentes à cette revente et du prix du transport et minoré du montant de l'ensemble des autres avantages financiers consentis par le vendeur exprimé en pourcentage du prix unitaire net du produit, et excédant un seuil de 20 % à compter du 1er janvier 2006. Ce seuil sera de 15 % à compter du 1er janvier 2007.

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