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1 - En 1880,Edouard Pernod cède la distillerie de Couvet à son fils aîné,également prénommé Edouard. Son gendre, Charles Gempp lui succède à Lunel, succursale fondée en 1850 dans l'Hérault. En 1897, Edouard Pernod junior installe une succursale à Pontlarlier. Après le décès d'Edouard en 1901,la marque est cédée à Hubert Bresson en 1910 et l'entreprise prend pour raison sociale : Pernod S.A., Couvet. Un procès entre Veil-Picard et Bresson donna raison à ce dernier qui pouvait appeler son absinthe un Pernod. Un autre procès opposera Veil-Picard à Jules Pernod au profit de ce dernier.
Marié une première fois en 1797, Henri-Louis Perrenod, devenu veuf, se remarie en 1807 avec Emilie Dubied, la fille du major. De sa première union naîtra Edouard Pernod, à l'origine des branches Gempp-Pernod et Legler-Pernod en plus de la distillerie de Couvet confiée par son père en 1829.
Pernod Un vrai pastis ! Pour preuve : quels liens unissent Henri-Louis Pernod, les maisons Pernod Fils, Edouard Pernod Couvet, Gempp-Pernod, Legler-Pernod, Jules Pernod et A. Hémard, les sociétés A.Hémard et Pernod Fils réunies, Pernod Père et Fils, Félix Pernod, Jules Pernot, etc….
Jules-François Pernod change son fusil d'épaule en 1876 en transformant son usine en distillerie d'alcool, puis en fabrique d'absinthe à la marque Jules Pernod en 1882.
Souhaitant étendre son activité en France et pour éviter les droits de douane, il installe, en 1804, une distillerie à Pontarlier (Doubs) sous le nom de Perrenod fils qui devient Pernod Fils en 1805.
A la mort de Henri-Louis Pernod, le 8 décembre 1851, quatre ans après son fils Louis, Emilie reprend l'affaire, aidée de ses deux petits-fils, Fritz et Louis Alfred qui font faire de la distillerie l'une des premières de France avec une production de 25 000 litres d'absinthe (à 72°) par jour en 1896 contre 16 litres en 1805.
L'entreprise devenue Société Pernod Père et Fils en 1916 dépose en 1918 la marque Anis Pernod, puis Pernod et Un Pernod en 1921, monopolisant ainsi le nom Pernod pour tous les anisés qui pourraient être créés ultérieurement.
La marque se pare, en 2001 d'un nouvel habillage. Les capitales London, Paris, New York, Sydney, Tokyo rappellent la dimension internationale de Pernod. La campagne 2001, parue dans la presse internationale, a pour slogan : Pernod re-invents Pernod , Pernod réinvente Pernod.
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Au commencement, une distillerie de grains et de genièvre. Louis-Antoine Bonduelle-Dalle(1803-1880), cultivateur et fabricant d'huile, s'associe, en 1853, avec Louis Lesaffre-Roussel (1802-1869), distillateur, pour créer à Marquette-lez-Lille (Nord), au bord de la Deûle, la société Lesaffre et Bonduelle, Alcools de l'Abbaye. Signe de leur prospérité, l'acquisition, le 17juin 1862, de la ferme de l'abbaye cistercienne de Woëstyne, à Renescure, près de Saint-Omer (Pas-de-Calais), aujourd'hui surnommée Bonduelle City. Louis Lesaffre fils la transforme, en 1868, en distillerie d'alcool de grains et y installe une malterie. Faute d'accord entre les descendants, en 1901, les usines sont réparties entre les trois branches de la famille, Bonduelle, Lesaffre et Lemaitre. A Renescure, André Bonduelle, assisté de ses fils Pierre et Benoît(3), transforme la distillerie de grains de la Woëstyne en distillerie de betteraves, tout en développant la culture du blé et de l'avoine, sur des terres malheureusement au rendement médiocre. Un troisième métier s'impose donc pour rentabiliser l'exploitation agricole.
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Au sortir de la Première Guerre mondiale, la réclame bat alors son plein. On peut encore aujourd'hui deviner le nom Suze peint sur quelques murs quand ils étaient des milliers durant l'entre-deux guerres. Une telle présence était justifiée par le développement de la marque. Engagé par Henri Porte, son beau-père (décédé en 1921), Enguerrand de Vergie va, à sa manière, singulariser Suze dont les ventes étaient alors freinées par son appelation. L'étiquette mentionnait Gentiane Suze et les consommateurs, commandant une gentiane, consommaient souvent une imitation. Avec Suze à la gentiane , les ventes décollent à tel point que la raison sociale de la société F.Mour eaux et H.P orte change, en 1922, pour distillerie de la Suze. De 900 000 litres annuels durant les années 1920, les ventes de Suze à la gentiane atteignent 13 millions dans les années 1930 grâce à la multiplication des dépôts dans toute la France et la création d'une deuxième distillerie à Pontarlier. Suze, surnommée l'amie de l'estomac en 1934, est alors recommandée par d'éminents médecins.
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